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Article de presse ancien associé à votre nom : demander un déréférencement

Un article de presse ancien peut continuer à apparaître lors d’une recherche sur votre nom. Voici comment demander son déréférencement et distinguer cette démarche d’une suppression à la source.

Une personne consulte un ancien article de presse sur un ordinateur portable.

Un article de presse peut rester accessible longtemps après les faits qu’il relate. Lorsqu’il apparaît en tête des résultats d’une recherche sur votre nom, il peut donner une image incomplète de votre situation actuelle. Vous pouvez demander son déréférencement, c’est-à-dire que le moteur de recherche cesse de l’afficher pour certaines requêtes nominatives. Cette démarche ne supprime pas l’article du site du média : la page reste accessible par son adresse directe ou par d’autres recherches. Le déréférencement n’est pas automatique, car il faut mettre en balance votre vie privée et le droit du public à être informé.

Avant d’écrire, vérifiez précisément ce qui est publié et où. Notez l’adresse complète de chaque page concernée, les requêtes qui font apparaître le résultat et, si utile, la date de consultation. Examinez aussi si l’article comporte une erreur factuelle, s’il a été corrigé ou si votre situation a évolué depuis sa publication. Un article exact au moment de sa parution ne devient pas nécessairement inexact avec le temps, mais son ancienneté et l’absence de mise à jour peuvent compter dans l’examen de la demande. Évitez de diffuser ces éléments plus largement que nécessaire, notamment s’ils révèlent des informations sensibles.

Vous pouvez d’abord contacter le moteur de recherche, par exemple au moyen de son formulaire consacré aux demandes de confidentialité ou au droit au déréférencement. Indiquez les liens exacts, la recherche nominative concernée et les raisons concrètes pour lesquelles le résultat porte aujourd’hui atteinte à votre vie privée. Expliquez notamment le temps écoulé, votre rôle dans les faits, leur intérêt actuel pour le public et les conséquences de l’association persistante entre votre nom et l’article. Le moteur peut aussi tenir compte de la nature de l’information, de la place que vous occupez dans la vie publique et du contexte de publication. Une demande précise et circonstanciée aide à comprendre votre situation, sans garantir une réponse favorable.

Si l’article contient une erreur ou ne reflète plus une évolution importante, vous pouvez parallèlement écrire au média ou au responsable de traitement pour demander une rectification, une mise à jour ou, lorsque les conditions le permettent, un effacement à la source. Cette démarche est distincte du déréférencement : même si le moteur retire un résultat des recherches sur votre nom, la page originale n’est pas modifiée. Inversement, une correction par le média ne fait pas toujours disparaître immédiatement les anciennes références dans les moteurs. Adressez votre demande au service éditorial ou au contact chargé des données personnelles, en joignant les éléments utiles et en évitant de transmettre des justificatifs disproportionnés. La liberté d’expression et les règles applicables à la presse peuvent limiter certaines demandes de suppression.

Conservez une copie de vos démarches et des réponses reçues. Pour une demande fondée sur le RGPD, le responsable de traitement répond en principe dans un délai d’un mois ; il peut, sous certaines conditions, prolonger ce délai et doit vous en informer. En cas de refus du moteur, demandez les motifs et vérifiez si une voie de réexamen est proposée. Si le désaccord persiste, vous pouvez saisir la CNIL après avoir contacté l’organisme concerné, en joignant votre demande, sa réponse éventuelle et les adresses des pages. La CNIL examine les plaintes selon ses compétences, mais ne garantit pas le retrait. Pour un article portant sur une procédure, une condamnation ou une situation particulièrement complexe, un avis juridique adapté peut être utile avant d’engager d’autres recours.